Baromètre bancaire 2026

Télécharger la version imprimable (PDF)

DE | FR | EN

Opérations au bilan

En 2025, le total consolidé des bilans de toutes les banques en Suisse s’est inscrit en baisse de 0,9 %. Si le total des bilans des grandes banques a diminué, ceux des autres groupes de banques ont augmenté.

Après s’être affiché en hausse en 2024, le total des bilans de toutes les banques en Suisse s’est légèrement replié en 2025. Il a baissé de 0,9 %, soit CHF 27,8 milliards, pour s’établir à CHF 3 191,3 milliards. Du côté des actifs, les créances hypothécaires sont restées le poste de loin le plus important, même si les différents postes ont évolué de manière hétérogène par rapport à 2024. Les hausses se situent dans une fourchette allant de +0,7 % (portefeuilles de titres et stocks de métaux précieux) à +10,3 % (placements financiers), tandis que les baisses vont de –1,4 % (liquidités) à –21,4 % (créances résultant d’opérations de financement de titres). Les créances sur la clientèle sont restées inchangées par rapport à 2024. Du côté des passifs, des arbitrages sur les dépôts à terme en faveur de dépôts à vue ont entraîné une baisse de 23,5 % des premiers et une hausse de 14,5 % des seconds. Ces mouvements s’expliquent principalement par la politique de taux zéro et les fortes incertitudes géopoli­tiques, qui créent un environnement défavorable aux dépôts à terme. Globalement, les engagements résultant des dépôts de la clientèle se sont inscrits en légère augmentation (+0,3 %). Comme en 2024, on a observé un recul marqué du total des bilans des grandes banques, qui a largement conditionné l’évolution du total général des bilans. Tous les autres groupes de banques ont en revanche accru leur total des bilans. Celui des banquiers privés a enregistré la plus forte progression, à +15,8 %. L’encours de crédit national a encore augmenté légèrement (+2,5 %), porté en particulier par les créances hypothécaires suisses: celles-ci, en hausse de 3,0 %, ont atteint un nouveau pic à CHF 1 244,8 milliards. Les autres crédits, composés des créances gagées et en blanc, ont évolué en sens contraire et baissé de 0,8 %. Comme en 2024, les banques cantonales (40,4 %) se sont taillé la part du lion sur le marché hypothécaire suisse, suivies des grandes banques (22,7 %).

EVOLUTIONS EN 2026

Hausse du total des bilans au premier semestre 2026

En savoir plus sur les évolutions 2026

Lausanne | iStock.com/Mystockimages

Evolutions en 2025

Evolution des bilans par groupes de banques


Actifs


Evolution des opérations de crédit en Suisse


Passifs


Evolution des bilans par groupes de banques

Le léger recul du total consolidé des bilans de toutes les banques en Suisse (–0,9 %) enregistré en 2025 résulte exclusivement de la baisse du total des bilans des grandes banques (–8,6 %). Dans les autres groupes de banques, le total des bilans s’est inscrit en hausse, avec des progressions remarquables dans les groupes «banquiers privés» (+15,8 %) et «banques Raiffeisen» (+5,7 %). Les grandes banques n’en ont pas moins conservé la part la plus importante dans le total consolidé des bilans, même si celle-ci, à 35,4 %, se situe nettement en-deçà de ses niveaux antérieurs (2022: 41,2 %; 2023: 40,0 %; 2024: 38,4 %).

Graphique 10

Actifs

Graphique 11

Graphique 12

Les créances hypothécaires sont restées le principal poste de l’actif, à 39,6 %, et ont encore augmenté. Les place­ments financiers ont affiché la plus forte hausse relative (+10,3 %). En revanche, les créances résultant d’opérations de financement de titres ainsi que les autres actifs ont baissé, de sorte que les actifs ont enregistré au total un léger recul.

En 2025, les créances hypothécaires suisses et étrangères ont augmenté de CHF 35,1 milliards par rapport à 2024, passant de CHF 1 229,1 milliards à CHF 1 264,3 milliards. Comme en 2024, cette croissance (+2,9 %) s’est quelque peu accélérée en raison du bas niveau des taux d’intérêt, sans toutefois afficher la même dynamique qu’en 2022 (+3,5 %). Les créances hypothécaires sont donc restées le principal poste de l’actif des banques en Suisse, et de loin, à 39,6 %. Cette contribution accrue résulte aussi du fait que la plupart des autres postes de l’actif ont soit faiblement progressé, soit régressé – à l’exception des placements financiers qui, pour des raisons liées au marché, ont enregistré la plus forte hausse de tous les postes de l’actif (+10,3 %). A cet égard, l’évolution des placements financiers suisses (+16,7 %) a joué un rôle déterminant, mais les placements financiers étrangers ont augmenté également (+5,6 %). Quant aux liquidités, après avoir enregistré une forte décrue en 2024 (–12,9 %), elles n’ont baissé que de 1,4 % en 2025. Les comptes de virement des banques auprès de la BNS constituant une part très importante des liquidités, ils évoluent en parallèle: s’ils ont reculé de 6,6 % en 2024, ils sont restés quasiment inchangés (+0,1 %) en 2025. Les créances sur la clientèle, c’est-à-dire les crédits, sont restées stables par rapport à 2024, à CHF 475,2 milliards. Les créances résultant d’opérations de financement de titres ont enregistré la plus forte baisse (–21,4 %) et ont retrouvé un niveau comparable à celui de 2023, à CHF 149,5 milliards. Cela s’explique en grande partie par le recul de ce poste au sein des grandes banques, sachant que les autres groupes de banques ont connu des évolutions hétérogènes. Les créances sur les banques ont suivi elles aussi une trajectoire baissière en 2025. Toutefois, elles ont nettement moins régressé en 2025 (–5,2 %) qu’elles n’avaient progressé en 2024 (+13,9 %), de sorte qu’à CHF 201,8 milliards, elles sont loin d’avoir atteint leur plus bas de 2023. Les créances sur des banques en Suisse n’ayant baissé que de 2,0 %, c’est le recul des créances sur des banques à l’étranger (–9,1 %) qui a joué un rôle moteur.

Composition des actifs au fil du temps

La composition des actifs s’est nettement modifiée sur la dernière décennie. Entre 2015 et 2021, les liquidités s’étaient inscrites en forte hausse, passant de CHF 468,9 milliards en 2015 à CHF 760,6 milliards en 2021. Plusieurs facteurs ont favorisé cette hausse. En premier lieu, les interventions de la BNS sous forme d’achats de devises étrangères ont conduit à un renforcement du franc suisse, dans la mesure où elles ont fait gonfler les comptes de virement en francs suisses détenus par les contreparties. En second lieu, les taux d’intérêt étant bas, les coûts d’opportunité liés à la détention de liquidités étaient réduits, de sorte que les banques ont déposé d’abondantes liquidités en comptes de virement auprès de la BNS. Mais avec la hausse des taux d’intérêt, les liquidités ont connu une première décrue importante (–29,8 %) en 2022. Elles se sont stabilisées brièvement (+2,4 %) en 2023, avant de reculer à nouveau nettement (–12,9 %) en 2024. Cette tendance s’est confirmée en 2025, avec une légère baisse de 1,4 %. On observe également une inversion de tendance en ce qui concerne les créances sur la clientèle. Entre 2014 et 2021, ce poste avait oscillé faiblement dans une fourchette comprise entre CHF 573,3 milliards (2016) et CHF 652,9 milliards (2014), avant de baisser nettement en 2022 et 2023. Cette baisse s’est poursuivie en 2024, mais dans une mesure nettement moindre (–1,4 %) que les années précédentes. En 2025, les créances sur la clientèle sont restées stables. Au total, elles ont diminué de 20,0 % entre 2015 et 2025. Quant aux créances sur les banques, si elles représentaient 9,0 % du total des actifs en 2015, ce chiffre n’était plus que de 6,3 % en 2025. Cette diminution tient au fait que les banques ont volontairement réduit ce poste du bilan pour atténuer les liens d’interdépendance avec d’autres établissements et, par là même, le risque de contrepartie. S’agissant des créances hypothécaires suisses et étrangères, elles n’ont cessé d’augmenter entre 2015 (CHF 943,3 milliards) et 2025 (CHF 1 264,3 milliards). Leur part dans le total des actifs est ainsi passée de 31,2 % à 39,6 % entre fin 2015 et fin 2025. La faiblesse persistante des taux d’intérêt a favorisé une hausse durable des achats et des prix sur le marché de l’immobilier. L’année 2025 s’inscrit dans la continuité de cette évolution.

Evolution des opérations de crédit en Suisse

L’encours de crédit national a augmenté d’environ 2,5 % en 2025. Il était constitué à 87,1 % de créances hypo­thécaires, dont la majeure partie résultant d’hypothèques consenties aux ménages.

L’encours de crédit national s’élevait en 2025 à CHF 1 428,7 milliards (+2,5 %), dont CHF 183,9 milliards provenant de créances gagées et en blanc sur la clientèle (y compris entreprises, corporations de droit public et crédits à la consommation) et CHF 1 244,8 milliards provenant de créances hypothécaires. Cette augmentation de 2,5 % se situe à peu près dans la moyenne de l’évolution observée ces cinq dernières années.

Graphique 13

En ce qui concerne les créances hypothécaires, elles ont augmenté de CHF 320,1 milliards depuis 2015 et leur part dans l’encours de crédit national est passée de 85,9 % à 87,1 %. En 2025, l’encours de crédit hypothécaire total a augmenté de 2,9 %, à CHF 1 264,3 milliards. L’essentiel de ce montant (CHF 1 244,8 milliards) concernait des clientes et des clients suisses. La part des crédits hypothécaires à taux fixe s’élevait à 73,7%, en baisse de 1,5 point de pourcentage par rapport à 2024. Selon l’Office fédéral du logement, le taux d’intérêt moyen applicable aux créances hypothécaires suisses a baissé en 2025, passant de 1,53 % à 1,32 %. Après avoir augmenté temporairement en 2023 et 2024 dans le sillage du changement de politique les concernant, les taux d’intérêt sont revenus en 2025 un niveau à peu près équivalent à celui de début 2023. Il en est résulté une nouvelle accélération de la croissance des créances hypothécaires par rapport aux deux années précédentes. En comparaison pluriannuelle, les créances hypothécaires d’une durée de plus de cinq ans ont perdu en importance. Dans un premier temps, entre 2015 et 2022, leur part dans l’encours de crédit hypothécaire a augmenté, passant de 25,5 % à 27,1 %. Mais en 2023 et 2024, avec les hausses des taux d’intérêt et l’attrait croissant des nouvelles hypothèques à taux variable, elles ont nettement reculé et ne représentaient plus que 22,4 % des créances hypothécaires en 2024. Ce mouvement s’est poursuivi en 2025, malgré le retour à des taux d’intérêt plus bas, et leur part s’est réduite à 20,1 %. En termes de volume, fin 2025, 64,1 % des hypothèques nouvellement conclues l’avaient été par des ménages. Dans le courant de l’année 2025, ce chiffre était le plus souvent nettement supérieur, aux alentours de 66 %, comme dans les années antérieures à 2023. Sur cette période, le volume des nouveaux contrats hypothécaires conclus avec des ménages a augmenté de 7,3 % pour ce qui concerne le financement de logements à usage propre et baissé de 3,8 % pour ce qui concerne le financement de logements à usage locatif. De même, le volume des nouveaux contrats hypothécaires conclus avec des entreprises pour financer des objets résidentiels mis en location a baissé de 19,4 % sur la même périod. Fin 2025, les banques cantonales drainaient au total 40,4 % de l’encours de crédit hypothécaire national, ce qui représente une légère augmentation de leur part de marché par rapport à 2024. Elles étaient suivies des grandes banques, à 22,7 %. Au cours des dernières années, ce sont surtout les banques cantonales et les banques Raiffeisen qui ont étoffé leurs positions sur le marché suisse du crédit hypothécaire, tandis que les grandes banques ainsi que les banques régionales et caisses d’épargne perdaient des parts de marché. En 2025, ces tendances ont perduré pour les grandes banques, les banques cantonales et les banques Raiffeisen, tandis que les parts de marché des banques régionales et caisses d’épargne demeuraient inchangées. Le recul des grandes banques s’est établi à 0,7 point de pourcentage, la progression des banques cantonales et des banques Raiffeisen à 0,3 point de pourcentage. En termes de catégories de nantissement, la part des créances hypothécaires suisses de premier rang, c’est-à-dire jusqu’à deux tiers de la valeur vénale de l’immeuble concerné, s’est établie au total à 94,8 % en 2025, soit en hausse de 0,5 point de pour­centage par rapport à 2024. Cette forte proportion laisse à penser que les banques restent prudentes en matière d’octroi de crédits hypothécaires.

Graphique 14

Graphique 15

Passifs

Graphique 16

Graphique 17

En 2025, les engagements résultant des dépôts de la clientèle constituaient toujours plus de la moitié des passifs. Par rapport à 2024, on note surtout d’importants arbitrages sur les dépôts à terme en faveur de dépôts à vue ainsi qu’une forte augmentation des engagements résultant des opérations de négoce (+35,3 %). Les autres postes du passif ont évolué modérément à la hausse ou à la baisse.

Le poste «Engagements résultant des dépôts de la clientèle», qui comprend les dépôts à vue, les dépôts à terme et les autres engagements résultant des dépôts de la clientèle, a enregistré une légère hausse de CHF 6,1 milliards (+0,3 %) en 2025. A la fin de l’année, il représentait 59,5 % du total des bilans. D’importants arbitrages sont à noter sur les dépôts à terme en faveur des dépôts à vue. Si les dépôts à terme ont diminué de CHF 121,6 milliards (–23,5 %), les dépôts à vue ont augmenté de CHF 122,4 milliards (+14,5 %), de sorte que la baisse des premiers a été intégralement compensée. Ces arbitrages s’expliquent par une perte d’attractivité des dépôts à terme en raison du retour de la BNS à la politique de taux zéro, couplée à un regain d’intérêt pour les dépôts à vue dans un environnement géopolitique instable. La part des avoirs suisses dans l’ensemble des avoirs à vue est passée de 69,6 % à 76,0 % entre 2022 et 2025. En 2025, les engagements envers les banques se sont inscrits en baisse de CHF 14,0 milliards (–3,5 %), ce qui s’explique princi­palement par le recul des engagements envers les banques en Suisse (–CHF 12,4 milliards). Les engagements envers les banques à l’étranger ont diminué quant à eux d’environ CHF 1,6 milliard. Dans un cas comme dans l’autre, ces baisses sont principalement le fait des grandes banques (Suisse: –CHF 8,3 milliards, étranger: –CHF 6,1 milliards) et des banques cantonales (Suisse: –CHF 3,0 milliards, étranger: –CHF 2,2 milliards). Si les engagements envers les banques à l’étranger n’ont que modérément baissé au total, c’est en particulier parce qu’ils ont augmenté au sein des banques étrangères (+CHF 5,1 milliards). De tous les postes du passif, ce sont les engagements résultant des opérations de négoce qui ont enregistré la plus forte hausse en 2025. Ils ont augmenté de CHF 11,2 milliards pour s’établir à CHF 43,1 milliards. Cette évolution, presque exclusivement due aux grandes banques, s’explique sans doute par un accroissement du volume de négoce ainsi que par des changements dans la composition et l’évaluation des portefeuilles de négoce. Se sont également inscrits en légère hausse les autres engage­ments résultant des dépôts de la clientèle (+1,0 %, à CHF 535,3 milliards) ainsi que le poste «Emprunts, lettres de gage et obli­gations de caisse» (+1,2 %, à CHF 343,3 milliards). Cette dernière évolution résulte en particulier de la hausse de CHF 21,5 milliards des emprunts et lettres de gage en Suisse, qui a plus que compensé la baisse de CHF 16,6 milliards de leurs homologues à l’étranger – une baisse imputable pour l’essentiel aux grandes banques, qui sont le seul groupe de banques à détenir des emprunts et lettres de gage à l’étranger.

Composition des passifs au fil du temps

La part des engagements envers les banques est passée de 11,4 % en 2015 à 12,2 % en 2025. Globalement, les liens entre les banques se sont donc légèrement resserrés sur dix ans, même si cette évolution a été très fluctuante. Après être redescendus en 2023 à leur niveau d’avant la pandémie de COVID-19, les dépôts à vue ont nettement augmenté en 2025. Les arbitrages en leur faveur, au détriment des dépôts à terme (fixe), ont été favorisés notamment par la baisse des taux d’intérêt. Ils ont ainsi atteint CHF 965,9 milliards, un montant inégalé depuis 2015 – à l’exclusion de la période de la pandémie. Comme en 2024, ils sont restés en 2025 le principal poste de l’actif, dont ils représentaient 30,3 %. La part des dépôts à terme est passée quant à elle de 16,1 % en 2024 à 12,4 % en 2025. En dépit de ce recul marqué, elle reste deux fois plus élevée qu’en 2015 (6,0 %) et, dans l’intervalle, elle a fluctué le plus souvent bien en-dessous de la barre des 10 %. En comparaison pluriannuelle, on observe une étroite corrélation entre dépôts à terme et taux d’intérêt. Ainsi, le contexte de taux bas avait fait perdre de leur attrait aux dépôts à terme par rapport aux dépôts à vue, d’où de nombreux arbitrages au détriment des premiers. A partir de 2022, avec le tournant en matière de taux d’intérêt, cette tendance s’est inversée: la hausse des taux d’intérêt a incité à privilégier les dépôts à terme plutôt que les dépôts à vue. En 2025 enfin, la nouvelle baisse des taux a enclenché un mouvement contraire. Les dépôts à terme ont baissé de 23,5 %, car les dépôts à vue avaient retrouvé leur attrait.

Hausse du total des bilans au premier semestre 2026

Le total consolidé des bilans de toutes les banques en Suisse s’est inscrit en hausse au premier semestre 2026. Du côté des actifs, les placements financiers, les créances sur les banques et les créances résultant d’opéra­tions de financement de titres ont nettement augmenté, tandis que les liquidités, les portefeuilles de négoce et les créances hypothécaires restaient globalement stables. Du côté des passifs, tous les postes ont augmenté.

Sur les cinq premiers mois de l’année 2026, le total consolidé des bilans de toutes les banques en Suisse s’est inscrit en hausse de 3,4 %, à CHF 3 412,6 milliards. Quasiment tous les postes de l’actif ont contribué à cette augmentation; seules les liquidités et les créances hypothécaires ont enregistré une légère décrue. Les créances sur les banques ont affiché la plus forte progression (+12,7 %), ce qui leur a permis de regagner l’intégralité du terrain perdu en 2025. Les créances résultant d’opérations de financement de titres ont suivi la même trajectoire. Après avoir baissé en-deçà de la moyenne des années précédentes en 2025, elles ont augmenté de 7,1 % sur les cinq premiers mois de l’année 2026 pour s’établir à CHF 173,6 milliards, retrouvant ainsi le niveau moyen de la décennie 2015–2025. Les créances sur la clientèle ont évolué favorablement elles aussi, en hausse de 8,6 %. Quant aux placements financiers, aux portefeuilles de titres et stocks de métaux précieux et aux autres postes de l’actif, ils ont enregistré des progressions modérées allant de 0,9 % à 5,1 %. Seules les liquidités et les créances hypothécaires se sont légèrement repliées, à respectivement –0,4 % et –0,3 %.

Du côté des passifs, l’augmentation a été générale. Les engagements résultant des opérations de négoce ont enregistré la plus forte hausse (+10,8 %) sur les cinq premiers mois de l’année 2026, restant ainsi sur leur lancée de 2025. Les engage­ments envers les banques ont aussi nettement augmenté (+9,0 %). Les autres passifs ont suivi de même une trajectoire ascendante, tandis que les engagements résultant des dépôts de la clientèle enregistraient la plus faible hausse (+0,5 %). Cette évolution modérée s’explique par des mouvements en sens contraire en Suisse et à l’étranger: si les dépôts de la clientèle suisse ont augmenté de 1,7 %, ceux de la clientèle étrangère ont diminué de 2,8 %. En ce qui concerne les dépôts à vue et les dépôts à terme, les arbitrages au détriment des seconds et en faveur des premiers, déjà observés en 2025, se sont poursuivis au premier semestre 2026. Cette tendance reflète la poursuite de la politique de taux zéro menée par la BNS. Les dépôts à vue ont ainsi augmenté de 3,9 % pour atteindre CHF 1 017,3 milliards en mai. Quant aux dépôts à terme, ils ont diminué de 6,4 %, à CHF 380,0 milliards. Au total, il en est résulté une légère hausse des dépôts de la clientèle (+0,9 %).