Emploi bancaire en Suisse
Fin 2025, les banques employaient en Suisse 92 002 personnes (en équivalents plein temps), soit 2 345 de moins qu’à fin 2024. Le taux de chômage dans le secteur financier s’établissait à 3,3 % – un peu au-dessus du taux de chômage moyen dans l’économie globale et en légère hausse par rapport à 2024.

EVOLUTIONS EN 2026
Léger recul de l’emploi bancaire au premier semestre 2026
Bâle | iStock.com/f11photo
Evolutions en 2025
En 2025, les effectifs ont baissé de 2,5 % dans le secteur bancaire pour s’établir en fin d’année à 92 002 personnes. Le taux de chômage se situait très légèrement au-dessus de la moyenne suisse, à 3,3 %.
Fin 2025, les banques employaient en Suisse 92 002 personnes (en équivalents plein temps), ce qui représente 2 345 postes de moins (–2,5 %) sur une année. La tendance haussière observée pendant cinq ans sur le front de l’emploi s’est donc inversée en 2025. En décembre 2025, selon le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), le taux de chômage dans le secteur bancaire suisse était en moyenne de 3,3 % et se situait ainsi légèrement au-dessus du niveau observé dans l’économie globale. Fin 2025, on comptait 4 160 chômeuses et chômeurs inscrits relevant du secteur bancaire, soit 660 de plus qu’une année auparavant.
Les 2 345 suppressions de postes sont toutes intervenues dans les grandes banques, les autres groupes de banques ayant créé des postes. Cela confirme les prévisions prudemment optimistes qui ressortaient de l’enquête de l’ASB sur l’emploi dans les banques en Suisse réalisée en 2024. Environ 60 % des banques interrogées tablaient en effet pour elles-mêmes sur des effectifs stables et environ un tiers sur des effectifs en hausse. Malgré la baisse des effectifs et comme en 2024, les charges de personnel ont légèrement augmenté (+CHF 192,0 millions). Cette évolution serait due notamment aux indemnités de départ versées dans le cadre de mesures de restructuration, ainsi qu’à l’augmentation des rémunérations variables consécutive à la bonne performance de l’exercice.
En ce qui concerne la répartition selon le genre au sein du personnel bancaire, la part des femmes est restée stable par rapport à 2024 et s’établissait en 2025 à 38,7 % (35 612 équivalents plein temps). Par rapport à 2024, 770 postes occupés par des femmes ont été supprimés, contre 1 575 postes occupés par des hommes. Sur la dernière décennie, à effectifs constants, la part des femmes s’est légèrement accrue.
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Léger recul de l’emploi bancaire au premier semestre 2026
Les effectifs des banques suisses ont reculé de 1,4 % sur le territoire national et de 3,7 % à l’étranger. Leur baisse globale de 2,4 % est donc due principalement à l’évolution des effectifs à l’étranger. Les prévisions d’ici la fin de l’année sont modérément optimistes.
L’emploi dans les banques en Suisse a légèrement baissé au premier semestre 2026. Selon l’enquête annuelle réalisée par l’ASB sur l’emploi bancaire, les effectifs en Suisse se sont réduits de 1,4 % sur cette période, ce qui représente 1 216 postes en équivalents plein temps. A l’étranger, les mouvements ont été plus marqués: on a compté 2 714 entrées pour 5 477 sorties (en équivalents plein temps), de sorte que les effectifs ont baissé de 3,7 %. La réduction du personnel des banques suisses à l’étranger, que l’on observe depuis plusieurs années, s’est donc poursuivie.
Graphique 23
Perspectives modérément optimistes d’ici la fin de l’année
Dans le cadre de l’enquête de l’ASB, 82 % des personnes participantes se sont prononcées sur l’évolution de l’emploi bancaire d’ici la fin de l’année. Près de 60 % d’entre elles tablent sur des effectifs stables, environ un tiers sur des effectifs en hausse et 7 % seulement sur des effectifs en baisse. Les prévisions sont donc très légèrement plus prudentes qu’il y a un an. La part des banques prévoyant une évolution défavorable de l’emploi a certes légèrement augmenté, mais elle reste faible comparé au niveau observé dans la dernière décennie – en particulier entre 2016 et 2021, où elle était nettement supérieure. Globalement, les perspectives sont donc neutres à positives en comparaison pluriannuelle: environ 93 % des banques interrogées tablent sur une évolution stable ou haussière de l’emploi d’ici la fin de l’année. La part des banques anticipant une augmentation des effectifs reste élevée elle aussi, même si les prévisions étaient un peu plus optimistes entre 2022 et 2025. L’indice du marché de l’emploi dans le secteur bancaire révèle même des perspectives légèrement plus favorables que ne le fait l’enquête de l’ASB. Entre le premier et le deuxième trimestre 2026, le nombre des postes vacants a sensiblement augmenté, tandis que l’emploi et le nombre des personnes inscrites au chômage sont restés globalement stables. L’indicateur des prévisions d’emploi considéré dans l’indice était positif sur ces deux trimestres, quoiqu’en légère baisse au deuxième. Les banques prévoyant des suppressions de postes au troisième trimestre 2026 étaient donc à nouveau majoritaires, après avoir été minoritaires temporairement et pour la première fois depuis près de quatre ans en 2025. La part des banques disant avoir du mal à recruter en raison de la pénurie de main d’œuvre a légèrement augmenté au deuxième trimestre pour s’établir à 30 %, contre 27,5 % au premier trimestre.
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Graphique 25
Pas d’évolutions significatives de l’emploi en vue dans les différents domaines d’activité
Au-delà de la tendance générale, les banques ont été interrogées aussi sur leurs prévisions quant à l’évolution de l’emploi dans les différents domaines d’activité. Il résulte de leurs réponses que dans tous les domaines (Retail Banking, Wealth Management, Asset Management institutionnel, Opérations de négoce et Logistique), elles prévoient majoritairement une évolution stable de l’emploi et des effectifs inchangés. Aucun recul n’est envisagé dans aucun domaine. Dans l’ensemble, comme en 2025, les prévisions se révèlent prudemment optimistes. L’enquête montre que les banques, tous domaines d’activité confondus, tablent globalement sur une évolution stable ou positive de l’emploi.
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Hausse du taux de chômage dans le secteur bancaire au premier semestre 2026
En décembre 2025, selon le SECO, le taux de chômage dans le secteur bancaire s’établissait à 3,3 %, soit légèrement au-dessus de la moyenne de toutes les branches (3,1 %). Il a continué d’augmenter légèrement sur les premiers mois de l’année 2026 (juin 2026: 3,5 %), évoluant ainsi à contre-courant par rapport au taux de chômage à l’échelon national (juin 2026: 2,9 %). L’indice du marché de l’emploi dans le secteur bancaire confirme cet écart entre le secteur bancaire et l’économie globale. La pénurie de main d’œuvre reste toutefois légèrement plus forte dans le secteur bancaire que dans l’économie globale. Selon la statistique de l’emploi (STATEM) de l’Office fédéral de la statistique (OFS), au premier trimestre 2026, on comptait 4 700 postes vacants dans l’ensemble du secteur financier (activités financières et d’assurance). Cela représente 1,8 % de l’ensemble des postes pourvus et vacants, contre 1,7 % dans l’économie globale.