Emploi dans les banques en Suisse
Fin 2024, les banques employaient en Suisse 94 347 personnes (en équivalents plein temps), soit 1 048 de plus qu’une année auparavant. Le taux de chômage dans le secteur financier s’établissait à 3,0 %, un peu au-dessus de la moyenne suisse et en légère hausse par rapport à 2023.
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Evolutions en 2024
Les effectifs ont continué d’augmenter dans le secteur bancaire. Fin 2024, ils s’établissaient à 94 347 personnes, en hausse de 1,1 % sur une année. Le taux de chômage dans le secteur financier se situait très légèrement au-dessus de la moyenne suisse, à 3,0 %.
Fin 2024, les banques employaient en Suisse 94 347 personnes (en équivalents plein temps), ce qui représente 1 048 postes de plus (+1,1 %) sur une année. Après une période d’érosion continue, les effectifs dans le secteur bancaire se sont ainsi accrus pour la cinquième année consécutive et ont dépassé leur niveau de 2017. En décembre 2024, selon le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), le taux de chômage dans le secteur financier était en moyenne de 3,0 % et se situait ainsi légèrement au-dessus du niveau observé dans l’économie globale. Fin 2024, on comptait 3 500 chômeuses et chômeurs inscrits relevant du secteur bancaire, soit 748 de plus qu’une année auparavant. La création de 1 048 postes a confirmé les prévisions prudemment optimistes qui ressortaient de l’enquête de l’ASB sur l’emploi dans les banques en Suisse réalisée en 2023. Un peu plus de la moitié des banques interrogées tablaient en effet sur des effectifs stables et environ un tiers sur des effectifs en hausse. Malgré l’augmentation des effectifs, les charges de personnel ont baissé légèrement (–CHF 37,3 millions), mais nettement moins que les années précédentes. En ce qui concerne la répartition selon le genre au sein du personnel bancaire, la part des femmes est restée stable par rapport à 2023 et s’établissait en 2024 à 38,6 % (36 408 équivalents plein temps). En cours d’année, 581 femmes et 467 hommes sont venus compléter les effectifs. Sur la dernière décennie, la part des femmes s’est légèrement accrue, mais elle est restée globalement stable.
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Stabilité de l’emploi bancaire en Suisse
La situation de l’emploi bancaire en Suisse est stable: les effectifs sont restés quasiment inchangés au premier semestre 2025 (–0,1 %). Si le total des effectifs a reculé de 1,7 %, c’est dû presque exclusivement à la persistance des réductions de personnel à l’étranger. Les perspectives d’ici la fin de l’année sont modérément optimistes.
Selon l’enquête annuelle réalisée par l’ASB sur l’emploi bancaire, les effectifs en Suisse sont restés quasiment inchangés (–0,1 %, soit –93 postes) entre fin 2024 et juin 2025. En revanche, les effectifs à l’étranger se sont sensiblement réduits sur la même période. On a compté 2 860 entrées pour 5 519 sorties (en équivalents plein temps), ce qui représente une baisse de 3,3 %. La réduction du personnel des banques suisses à l’étranger, déjà observée en 2023 et 2024, se confirme donc. L’explication réside pour l’essentiel dans la reprise de Credit Suisse par UBS, qui a donné lieu à la suppression de nombreux doublons structurels ainsi qu’au regroupement d’entités internationales.
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Prévisions optimistes pour la fin de l’année
Parmi les établissements ayant répondu à l’enquête de l’ASB, 96 % se montrent optimistes et pensent que l’emploi bancaire sera stable, voire en hausse. Concrètement, plus de 60 % d’entre eux prévoient des effectifs inchangés et environ un tiers des effectifs accrus. Au cours de la dernière décennie, la part des banques anticipant une augmentation des effectifs n’a été comparable qu’en 2024 et elle n’a été supérieure que sur deux années. Seuls 4 % environ des établissements ayant répondu prévoient une diminution des effectifs. Ce chiffre est le plus bas jamais enregistré entre 2014 et 2024, de sorte que l’on peut parler d’optimisme quant à la situation de l’emploi bancaire. L’indice du marché de l’emploi dans le secteur bancaire ne confirme que partiellement les résultats de l’enquête de l’ASB. Tant le nombre des postes vacants que celui des personnes inscrites au chômage ont légèrement baissé entre le premier et le deuxième trimestre 2025. Toutefois, si l’indicateur des prévisions d’emploi considéré dans l’indice était positif au premier trimestre, il est légèrement négatif au deuxième trimestre, ce qui n’était plus arrivé depuis le début de l’année 2021. Quant aux banques prévoyant de créer des postes au trimestre prochain, elles sont légèrement minoritaires pour la première fois depuis quatre ans. En parallèle, la part des banques disant avoir du mal à recruter en raison de la pénurie de main d’œuvre avait baissé à 33 % au premier trimestre, mais elle a augmenté au deuxième trimestre pour atteindre 40 %, ce qui laisse à penser que les difficultés de recrutement sont bien réelles.
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Pas d’évolutions significatives de l’emploi en vue dans les différents domaines d’activité
Au-delà de la tendance générale, les banques ont été interrogées aussi sur leurs prévisions quant à l’évolution de l’emploi dans les différents domaines d’activité. Il résulte de leurs réponses que dans tous les domaines (Retail Banking, Wealth Management, Asset Management institutionnel, Opérations de négoce et Logistique), elles prévoient majoritairement une évolution stable de l’emploi et des effectifs inchangés. L’enquête ne fait ressortir aucun domaine où l’optimisme général se manifesterait davantage que dans d’autres. Elle montre que les banques, tous domaines d’activité confondus, tablent globalement sur une évolution stable ou positive de l’emploi.
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Légère baisse du taux de chômage dans le secteur financier au premier semestre 2025
Fin 2024, selon le SECO, le taux de chômage dans le secteur financier (3,0 %) était légèrement supérieur à celui observé dans l’économie globale (2,8 %). Sur les premiers mois de l’année 2025, il a très légèrement baissé (juin 2025: 2,9 %), comme l’a fait le taux de chômage dans l’économie globale (juin 2025: 2,7 %). L’indice du marché de l’emploi dans le secteur bancaire confirme cet écart entre le secteur bancaire et l’économie globale. La pénurie de main d’œuvre reste un peu plus sensible dans le secteur bancaire que dans l’économie globale. Selon la statistique de l’emploi (STATEM) de l’Office fédéral de la statistique (OFS), au premier trimestre 2025, on comptait dans le secteur financier 5 500 postes vacants pour un peu moins de 7 000 personnes à la recherche d’un emploi.