Emploi dans les banques en Suisse

A fin 2020, les banques employaient en Suisse 89 942 personnes (en équivalents plein temps), soit 414 de plus qu’à fin 2019. Le taux de chômage dans le secteur bancaire s’établissait légèrement en deçà de son niveau dans l’économie globale, à 3,3 %. La pandémie de COVID-19 a entraîné une légère hausse du taux de chômage par rapport à 2019, mais le secteur bancaire a été moins impacté que d’autres.

Evolutions en 2021

Perspectives réjouissantes pour l’emploi​

Evolutions en 2020

Après une baisse régulière depuis 2010, on observe en 2020 une légère hausse (+0,5 %) des effectifs dans le secteur bancaire. Ce dernier affiche un taux de chômage légèrement en deçà de son niveau dans l’économie globale, à 3,3 %.

A fin 2020, les banques employaient en Suisse 89 942 personnes (en équivalents plein temps), ce qui représente 414 postes de plus (+0,5 %) sur une année. Après une baisse régulière depuis 2010, les effectifs ont donc amorcé une trajectoire inverse. L’avenir nous dira si, dans le secteur bancaire, la tendance à la consolidation prend fin ou se poursuit. La persistance des taux bas, le renforcement des règles régissant l’octroi de crédit ainsi que les nouvelles exigences en matière de fonds propres continuent de peser sur les marges, de sorte que les banques évoluent dans un contexte difficile.

En décembre 2020, selon le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), le taux de chômage dans le secteur bancaire suisse s’établissait en moyenne à 3,3 %, soit légèrement en deçà de son niveau dans l’économie globale (3,5 %). Au total, à fin 2020, on comptait 4 337 chômeurs inscrits relevant du secteur bancaire, soit 1 141 de plus qu’à fin 2019. Sans doute les consé­quences économiques de la pandémie de COVID-19 ont-elles joué un rôle majeur dans cette évolution.

En 2020, les banques régionales et les banques étrangères ont supprimé environ un millier de postes, alors que les autres groupes de banques en ont créé 1 414 au total. La baisse de l’emploi dans les banques régionales et la hausse conco­mitante au sein des grandes banques s’expliquent principalement par la fusion de la Neue Aargauer Bank avec Credit Suisse (Suisse) SA. Les charges de personnel se sont inscrites en légère baisse (-CHF 94 millions) par rapport à l’année précédente.

La part des femmes dans les effectifs en Suisse a poursuivi sa trajectoire ascendante en 2020, s’inscrivant à 38,5 % (34 602 équivalents plein temps). Comme les années précédentes, les banques Raiffeisen ainsi que les banques régionales et caisses d’épargne sont en tête des employeurs de main d’œuvre féminine, à respectivement 45,1 % et 44,6 %.

Graphique 21

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Perspectives réjouissantes pour l’emploi​

La situation actuelle de l’emploi ainsi que les perspectives d’ici la fin de l’année se présentent sous un jour favorable. Globalement, les effectifs ont augmenté d’environ 1% au premier semestre 2021, mais avec une dynamique plus forte à l’étranger (+1,8 %) qu’en Suisse (+0,2 %). Un quart des banques interrogées pensent que cette évolution va se poursuivre au second semestre 2021.

Selon l’enquête réalisée par l’ASB, entre la fin 2020 et juin 2021, l’emploi dans les banques en Suisse a enregistré une légère hausse de 0,2 %, soit 146 postes. Quant aux effectifs à l’étranger, ils affichent une nette augmentation sur la même période (+1,8 %, soit +1 655 postes). Au vu des chiffres détaillés des entrées et sorties, il apparaît que près de 4 000 postes ont été créés dans les banques en Suisse sur les six premiers mois de l’année 2021, alors que 3 848 ont été supprimés. La fluctuation (entrées et sorties) est toutefois nette­ment plus marquée à l’étranger qu’en Suisse.

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Fort regain d’optimisme quant à l’évolution de l’emploi d’ici la fin de l’année

Interrogées sur l’évolution de l’emploi au deuxième semestre 2021, les banques sont plus optimistes qu’elles ne l’étaient il y a une année. Un quart d’entre elles, soit deux fois plus qu’en 2020, anticipent de nouvelles créations d’emplois, alors qu’à peine 10 % prévoient des suppressions d’emplois. Les banques interrogées sont plus de 90 % à anticiper soit une stabilité, soit une hausse de l’emploi, de sorte que l’on table sur une situation au minimum inchangée au second semestre 2021.

Graphique 24

Les banques prévoyant une baisse de leurs propres effectifs sont minoritaires

Dans les enquêtes relatives à l’évolution de l’emploi réalisées par l’ASB ces dernières années, s’agissant de leurs propres effectifs, la majorité des banques ont toujours répondu «à peu près identiques». Depuis 2013, sauf en 2019, la part des banques prévoyant une baisse de leurs effectifs n’a cessé de diminuer. Cette tendance s’est poursuivie en 2021, où les banques interrogées ne sont plus que 9,5 % à anticiper pour elles-mêmes des suppressions d’emplois d’ici la fin de l’année.

Graphique 25

Des créations d’emplois attendues dans presque tous les domaines d’activité

S’agissant des prévisions quant à l’évo­lution de l’emploi selon les domaines d’activité, les banques ont tendance à considérer que les perspectives sont positives dans quasiment tous les domaines d’activité. L’évolution la plus favorable est attendue dans le domaine d’activité Logistique et Operations (back office), où près de 30 % des banques interrogées anticipent des créations d’emplois. L’optimisme est de mise aussi dans le Private Banking, avec un cinquième des banques interrogées qui prévoient une hausse de leurs effectifs. Tous domaines confondus, la part des banques interrogées jugeant les perspectives favorables s’établit à 18 %. L’Asset Management institutionnel et les opérations de négoce sont les seuls domaines où l’on anticipe, à plus de 90 %, une stabilité de l’emploi d’ici la fin de l’année.

Graphique 26

Hausse du taux de chômage dans le secteur bancaire

En raison de la pandémie de COVID-19, le taux de chômage en fin d’année 2020 était nettement supérieur à celui des années précédentes, tant au niveau national (3,5 %) que dans le secteur financier (3,3 %). Courant 2021, on a heureusement constaté une accalmie sur le front du chômage. Au 30 juin 2021, le taux de chômage dans le secteur financier avait baissé de 0,5 point de pourcentage pour s’établir à 2,8 %, soit au niveau national.